Roissy, mardi 9 juillet. Nada* atterrit à Paris après un séjour au Maroc. Mais au lieu de retrouver le cours normal de sa vie en France, elle est interpellée à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, conduite en zone d’attente, privée de téléphone, privée d’explications, privée de liberté. Pendant six jours, elle sera enfermée d’abord, dans ce qu’elle décrit comme une “sorte de cachot”, avant d’être libérée sans que sa situation ne soit réglée.
“Je croyais que c’était une simple erreur qui allait être résolue rapidement”
“Je croyais que c’était une simple erreur qui allait être résolue rapidement”, nous souffle-t-elle. Ce qu’elle ignorait, c’est que l’administration française avait pris une décision radicale à son encontre, en son absence : une Obligation de quitter le territoire français (OQTF), doublée d’une Interdiction de retour de 40 ans (IRTF). Pourtant, Nada dispose d’un récépissé de séjour encore valide, et son dossier administratif est, selon elle, complet.
