À quoi joue le gouvernement espagnol avec la sécurité de tous et celle de nos frontières ?”, s’est interrogée Acedo, en assurant que la marque des caméras acquises par l’exécutif (Huawei) est interdite dans l’Union européenne, ainsi que dans des pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni.
Elle a ajouté que le gouvernement n’a aucune garantie que les images enregistrées par ces caméras ne soient consultées par un pays étranger tel que la République populaire de Chine, ni que leur fonctionnement ne dépende pas directement de ce pays.
“Il s’agit de la frontière sud de l’Union européenne, de la frontière entre l’Espagne et le Maroc”, a-t-elle souligné, plaidant pour un renforcement de la surveillance, du contrôle et de la protection, avec toutes les garanties de souveraineté technologique pour l’Espagne.
Le PP a demandé la comparution devant le Congrès et le Sénat des ministres des Affaires étrangères, de la Défense, de l’Intérieur et de la Justice – José Manuel Albares, Margarita Robles, Fernando Grande-Marlaska et Félix Bolaños – pour qu’ils expliquent l’attribution des contrats à Huawei, considérée par le parti comme présentant un “risque élevé” pour la sécurité de l’État.
Sofía Acedo a jugé inadmissible que le gouvernement privilégie, prétendument, les intérêts de certains intermédiaires, comme l’ancien président José Luis Rodríguez Zapatero, au détriment des intérêts de l’État et de l’Espagne.
(avec EFE)
