Ce qu’il s’est passé
À l’occasion du 25ᵉ anniversaire de la Fête du Trône, 23 personnes condamnées à mort ont bénéficié d’une grâce royale transformant leur peine en une peine privative de liberté déterminée. Cette décision concerne 23 détenus sur les 54 ayant reçu un jugement définitif de condamnation à mort.
Pourquoi c’est important
La présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Amina Bouayach, qualifie cette mesure de tournant qualitatif, en réponse aux appels nationaux et internationaux à l’abolition de la peine de mort. Elle y voit une étape significative vers l’alignement du Maroc avec les standards internationaux des droits humains, d’autant plus que la peine capitale n’a pas été exécutée dans le pays depuis 1993.
Chiffres-clés
- 185 personnes ont bénéficié d’une commutation de peine ces cinq dernières années.
- Plus de 240 condamnés à mort ont vu leur peine transformée au cours des 25 dernières années.
- 86 personnes étaient encore sous le coup d’une condamnation à mort fin 2024, dont 54 avec un jugement définitif et 32 en appel ou en cassation.
- Une seule femme figure parmi les personnes concernées.
Ce qu’ils en disent
Amina Bouayach rappelle que la peine de mort est “cruelle et inefficace” et souligne les efforts du CNDH, en partenariat avec la Coalition marocaine pour l’abolition de la peine de mort, pour faire avancer le plaidoyer national. Elle rappelle que le Maroc a répondu favorablement à la recommandation de la troisième commission de l’ONU.
Rappel
L’article 20 de la Constitution stipule que “le droit à la vie est le droit premier de tout être humain”.
