Santé : le GST de Tanger-Tétouan-Al Hoceima sur les starting-block

Le ministre de la Santé et de la Protection Sociale, Amine Tahraoui, a souligné, lundi à Tanger, que le Groupement sanitaire territorial permettra d'améliorer considérablement l'offre et la qualité des soins, ainsi que d'optimiser les ressources disponibles.

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 Ce qu’il s’est passé

Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a affirmé, lundi à Tanger, que le Groupement sanitaire territorial (GST) de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma permettra une amélioration substantielle de la qualité des soins et une meilleure optimisation des ressources. Il s’exprimait en marge du premier Conseil d’administration du GST, présidé par le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch.

 Pourquoi c’est important

Ce groupement marque le passage de la stratégie à l’opérationnalisation de la réforme du système de santé. Il regroupera toutes les infrastructures sanitaires de la région sous une gouvernance unifiée, facilitant l’intégration des soins primaires et la gestion coordonnée des filières de soins. La région a été choisie comme zone pilote, en raison de ses contrastes dans l’offre de soins, pour développer un modèle généralisable à l’échelle nationale.

Rappel

  • Institués par la loi 08.22 adoptée en juillet 2023, les GST incarnent la nouvelle architecture hospitalière souhaitée par Rabat. Lancé à Tanger comme expérience pilote, ce modèle vise à mutualiser les ressources, fluidifier les parcours de soins et renforcer la coordination entre les différents niveaux de structures de santé.
  • Mais sur le terrain, le manque criant de ressources humaines, notamment dans certaines spécialités médicales, menace d’enrayer la montée en puissance du dispositif.
  • La région ne compte par exemple que 18 urgentistes et 63 anesthésistes-réanimateurs pour plus de 4 millions d’habitants, bien en deçà des standards internationaux. De nombreux professionnels de santé évoquent aussi des conditions de travail difficiles, des gardes éprouvantes, une reconnaissance institutionnelle limitée et une fuite des talents vers l’étranger ou le privé.

 Ce qu’ils en disent

“Cette étape est très importante, puisque nous sommes en train d’opérationnaliser la réforme du système de santé et de répondre aux besoins exprimés, dans le cadre de la mise en œuvre des Hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI”, a déclaré Amine Tahraoui.

Le ministre a souligné que cette nouvelle gouvernance “va permettre d’améliorer considérablement l’offre et la qualité des soins, d’optimiser l’ensemble des ressources disponibles” et “d’intégrer les centres de soins de santé primaires dans une gestion territoriale intégrée”.

 Et ensuite ?

Selon un communiqué du gouvernement, le Conseil a adopté plusieurs éléments clés pour la mise en route du GST :

  • le programme d’action;
  • le budget 2025;
  • le projet d’organigramme.

 Qui était présent ?

Parmi les participants :

  • Le ministre de l’Inclusion économique;
  • Le Haut-Commissaire au Plan;
  • Le wali de la région;
  • Le président du Conseil régional;
  • Le directeur général du GST;
  • Les membres du Conseil d’administration.