Ce qu’il s’est passé
Masad Boulos, conseiller du président américain Donald Trump pour les affaires arabes, du Moyen-Orient et d’Afrique, est attendu à Rabat après avoir achevé une tournée diplomatique en Tunisie, en Libye et en Algérie. À Alger, il a été reçu dimanche par le président Abdelmadjid Tebboune au Palais d’El Mouradia, en présence de hauts responsables algériens et américains.
Cette rencontre a réuni, côté algérien, Boualem Boualem (directeur de cabinet), Ahmed Attaf (ministre des Affaires étrangères), Ammar Abba (conseiller diplomatique) et Sabri Boukadoum (ambassadeur à Washington). La délégation américaine comprenait David Lenfield, Joshua Harris et Elizabeth Moore Aubin.
Bien que le communiqué officiel n’ait pas détaillé les discussions, le ministère algérien des Affaires étrangères a précisé qu’une réunion bilatérale élargie avait eu lieu, portant notamment sur la coopération en matière de défense, d’énergie, d’agriculture et d’enseignement supérieur.
Cette tournée intervient peu avant l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane américains, annoncés par Trump, visant notamment des importations algériennes à hauteur de 30 % dès août.
Pourquoi c’est important
La visite de Masad Boulos s’inscrit dans les efforts américains pour renforcer leur présence diplomatique et sécuritaire en Afrique du Nord dans un contexte de tensions économiques et géopolitiques croissantes.
Ce qu’ils en disent
Le président algérien a qualifié les nouvelles taxes américaines de « décision souveraine », minimisant leur impact sur l’économie de son pays, en raison du faible volume des échanges avec les États-Unis (0,5 % du commerce extérieur algérien).
