Ce qu’il s’est passé
S’exprimant devant la Chambre des conseillers, Laftit a souligné que la loi n°19.25 garantit un équilibre entre la protection des animaux errants et la sécurité des citoyens.
Le ministre a rappelé la mobilisation de près de 240 MDH ces cinq dernières années pour équiper des centres d’hébergement, fournir des outils de capture et promouvoir la stérilisation, dans le cadre d’un accord-cadre signé en 2019 avec plusieurs acteurs institutionnels et vétérinaires.
Quel est le contexte ?
L’élaboration de ce texte fait suite à une large campagne de mobilisation nationale et internationale en réaction aux contenus violents partagés depuis plusieurs mois sur les réseaux sociaux, et dénonçant des cas de maltraitances animales perpétrées par des agents publics. Les médias internationaux, en particulier, ont massivement relayé des photos et vidéos de chiens capturés ou abattus sur la voie publique. Certaines de ses images sont d’une extrême barbarie. Dans la foulée, de nombreuses personnalités appartenant au monde de l’art de de la culture et plusieurs organisations mondiales de défense des droits des animaux ont joint leurs voix à celles des activistes pour demander l’arrêt des violences contre les chiens et les chats en liberté, tout en plaidant en faveur d’une législation qui permet de protéger la vie animale.
Pourquoi c’est important
Le phénomène des chiens errants représente un défi sanitaire et sécuritaire majeur, notamment en lien avec la propagation de la rage. La réponse publique adoptée privilégie une approche progressive, éthique et coordonnée, incluant :
- la stérilisation chirurgicale,
- la vaccination contre la rage,
- la construction de dispensaires vétérinaires.
Cette stratégie vise la stabilisation, puis la réduction durable de la population canine errante, tout en assurant la sécurité des citoyens et le respect des standards de bien-être animal.
Ce qu’ils en disent
Abdelouafi Laftit a dénoncé « des campagnes médiatiques internationales » déformant, selon lui, « la réalité du traitement des animaux errants au Maroc ». Il a aussi salué les efforts déployés par les autorités locales.
Laftit a détaillé les actions concrètes entreprises :
- Centres d’hébergement et de soins : 20 dispensaires prévus d’ici fin juillet, dont un déjà fonctionnel à Rabat. Travaux en cours à Casablanca, Tanger, Marrakech, Agadir, Oujda, Ifrane, Sidi Slimane, et financements validés pour Kénitra, Errachidia, Khémisset, Mediouna, M’diq-Fnideq.
- Centres à l’étude : Dakhla, Fès, Chichaoua, Fahs Anjra, Taroudant, Sidi Kacem.
- Complexe vétérinaire mobile à Kénitra, dédié à la vaccination, stérilisation, hébergement temporaire, avec vocation à être généralisé.
Sur le volet sanitaire, le ministère de l’Intérieur verse 40 MDH/an à l’Institut Pasteur pour l’achat de vaccins antirabiques, en complément des 40 MDH engagés par les collectivités locales pour approvisionner 115 centres. En parallèle, le ministère de la Santé répartit les vaccins sur 565 centres de santé, en particulier en milieu rural.
