Chiens errants : une nouvelle loi pour en finir avec les abattages d'animaux... et la rage

Quant au budget du TNVR, pour la stérilisation “on est entre 800 dirhams pour les femelles et 700 pour les mâles”, indique la direction. Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

La mobilisation de la société civile et la pression internationale ont fini par payer. Face au problème de santé publique posé par quelque trois millions de chiens errants, le gouvernement veut abandonner définitivement les campagnes d’abattage et mise sur une approche radicalement différente, avec un projet de loi qui privilégie la stérilisation et la vaccination. Une révolution dans la gestion de cette crise sanitaire et humanitaire.

Le ministre de l’Agriculture Ahmed Bouari a présenté, jeudi 10 juillet au conseil du gouvernement, le projet de loi 19-25 relatif à la protection des animaux errants et la prévention des dangers qu’ils représentent. Ce texte est actuellement en cours de finalisation, et sera incessamment rendu public, apprend-on de source autorisée.

Cette loi vise à établir un cadre législatif spécifique permettant d’instaurer un équilibre entre la fourniture des soins et la protection nécessaires aux animaux errants et la garantie de leur droit à la vie, tout en prévenant les dangers qu’ils peuvent représenter afin de préserver la sécurité des citoyens. Cela suppose également une clarification des compétences de chaque partie prenante et la détermination de leurs responsabilités”, peut-on lire dans la fiche de présentation du projet de loi, dont TelQuel détient copie.

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