Mondial 2030 : le gouvernement table sur la création de 100 000 emplois/an et une croissance dopée de 1,7%

L’organisation conjointe par le Maroc de la Coupe du monde de football 2030 avec l’Espagne et le Portugal pourrait générer plus de 100.000 emplois par an et accroître la croissance de 1,7 %, a affirmé, vendredi à Rabat, la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, lors du Morocco Today Forum.

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TelQuel

Ce qu’il s’est passé

Lors du deuxième panel du Morocco Today Forum (MTF 2025), la ministre des Finances Nadia Fettah a présenté les premières estimations officielles des retombées économiques du Mondial 2030. Selon elle, la co-organisation du tournoi représente une opportunité exceptionnelle pour accélérer la croissance inclusive et soutenir l’ensemble de l’écosystème entrepreneurial, notamment les PME.

La ministre a également évoqué les leviers d’inclusion financière, en soulignant que l’événement constitue une occasion de renforcer l’accès des artisans aux services financiers via le mobile banking, ainsi que d’améliorer les infrastructures de connectivité et de mobilité.

Pourquoi c’est important

L’organisation du Mondial 2030 est perçue comme un moteur de transformation structurelle immédiate, au-delà des échéances sportives. Elle constitue un « boulevard de transformation » pour le Maroc, selon la ministre, en plaçant les régions, les PME, les artisans et les jeunes au cœur d’un développement économique durable.

Outre l’impact en termes d’emplois, l’événement est aussi vu comme un levier pour renforcer les politiques publiques d’inclusion numérique, de gouvernance et de transparence, à travers un meilleur ancrage du digital dans les services publics.

Ce qu’ils en disent

La ministre déléguée chargée de la Transition numérique, Amal El Fallah Seghrouchni, a insisté sur les fondements d’une nouvelle culture numérique fondée sur :

  • la confiance dans le digital (en préparation : une loi sur le numérique, en coordination avec la CNDP, la DGSN, la DGSSI et l’ADD),
  • la capacité d’interaction des citoyens avec les outils numériques,
  • la redevabilité des services publics.

Elle a ajouté que son département investit dans l’intelligence artificielle générative pour démocratiser l’accès au numérique.

Parmi les autres participants à ce forum figurent Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce, Chakib Alj, président de la CGEM, et Mohamed Kettani, PDG d’Attijariwafa Bank. Une allocution vidéo du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a également marqué l’ouverture de l’événement.