Selon Alyaoum 24, trois types de mesures sont envisagés pour favoriser l’intégration des travailleurs informels dans le tissu économique structuré. D’abord, des dispositifs sectoriels liés aux politiques de production, de tourisme, d’agriculture et de commerce, visant à accompagner la transition des opérateurs informels vers la légalité. À ce sujet, Nadia Fettah a rappelé que 85 000 commerçants ont déjà été intégrés au secteur formel, selon les données du ministère du Commerce.
Aussi, la ministre a évoqué la feuille de route nationale pour l’emploi, qui cible aussi bien les diplômés que les non-diplômés. Elle a insisté sur le fait que le secteur informel regorge de compétences qui restent à valoriser par des dispositifs d’insertion.
33 000 personnes bénéficient de la retraite cette année
Enfin, elle a mis en avant les réformes structurelles engagées, notamment en matière fiscale, pour encourager la formalisation et élargir la base contributive. Elle a aussi salué les avancées du chantier de la protection sociale, permettant à 33 000 ex-travailleurs informels de bénéficier de la retraite cette année.
Mais au-delà de l’intégration, Nadia Fettah a alerté sur un autre phénomène : celui des entreprises légalement constituées qui opèrent partiellement dans l’informel pour échapper aux obligations fiscales et sociales. Elle a appelé à une synergie renforcée entre la Direction générale des impôts et la CNSS pour mettre fin à ces pratiques de contournement.
