Ce qu’il s’est passé
Le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, a annoncé, lundi 14 juillet 2025 à la Chambre des représentants, le recours à des marchés négociés d’urgence pour l’importation de 30 millions de boucles d’identification destinées aux ovins, caprins, bovins et camélidés. Cette opération s’inscrit dans la première phase du programme national de reconstitution du cheptel, lancé sur instructions royales.
Pourquoi c’est important
Ces boucles d’identification sont un outil stratégique de traçabilité, essentiel pour assurer le suivi sanitaire et productif du cheptel. Elles permettront également de mieux orienter les aides publiques, d’optimiser le suivi vétérinaire, et de renforcer la sécurité alimentaire nationale.
Ce qu’ils en disent
Le ministre a précisé que cette initiative intervient dans le cadre d’une mobilisation nationale enclenchée après le Conseil des ministres du 12 mai 2025, et qu’elle s’accompagne de l’élaboration finale du cahier des charges fixant les modalités d’identification. Le processus s’appuiera sur 1 217 fonctionnaires, encadrés par les autorités locales, chargés du recensement préalable.
El Bouari a également détaillé les cinq axes majeurs du programme intégré de reconstitution du cheptel, aligné sur la stratégie « Génération Green » :
Rééchelonnement des dettes de 50 000 éleveurs (700 MDH)
Aides à l’alimentation du bétail et à l’orge (2,5 MMDH)
Soutien direct aux éleveurs pour les femelles reproductrices
Campagne sanitaire nationale (préventive et curative – 150 MDH)
Encadrement technique de terrain (50 MDH)
Il a souligné que le choix des marchés négociés vise à accélérer l’approvisionnement, tout en maintenant des exigences strictes de qualité et de contrôle.
Et maintenant ?
L’opération d’identification débutera dès la fin du recensement. En parallèle, le ministère a validé 64 projets agricoles solidaires dans 44 provinces, au profit de 27 000 bénéficiaires, pour un investissement de plus de 529 MDH, avec un objectif de 200 projets d’ici trois ans.
Des appels à projets seront également lancés pour encourager les jeunes ruraux à créer des fermes d’élevage, unités d’engraissement, fabriques d’aliments pour bétail et unités de valorisation des produits animaux.
Le ministre a conclu en affirmant que ces mesures, notamment l’identification, sont décisives pour moderniser l’élevage, le rendre plus résilient, et garantir l’autosuffisance alimentaire du Royaume.
