À Casablanca, des familles du projet El Fadl attendent toujours leurs autorisations d’habiter, plus de dix ans après l’attribution de leurs lots de terrain. La députée Fatima Tamni interpelle la ministre du Logement sur les blocages administratifs qui pénalisent ces bénéficiaires du programme « Villes sans bidonvilles ».
Ce qui s’est passé
Dans le cadre d’une question écrite adressée à la ministre de l’Aménagement du territoire national, du logement et de la politique de la ville, Fatima Zahra Mansouri, la députée Fatima Tamni, élue de la Fédération de la Gauche Démocratique alerte sur la situation du projet El Fadl. Elle y signale les difficultés rencontrées par plusieurs familles pauvres bénéficiaires du projet, relevant de l’arrondissement de Moulay Rachid. Ce projet s’inscrit dans le programme national “Villes sans bidonvilles”, et a permis à ces familles d’obtenir des lots de terrain depuis 2013.
Selon la députée, ces familles continuent de faire face à des complications administratives et à des pratiques injustifiées de la part du groupe Al Omrane, notamment concernant l’obtention des autorisations d’habiter et des certificats de levée d’hypothèque.
Quel est le contexte ?
Le programme “Villes sans bidonvilles”, lancé en 2004, visait à éradiquer l’habitat insalubre au Maroc, en attribuant des lots viabilisés aux familles concernées. Si plusieurs projets ont été réalisés, d’autres, comme celui d’El Fadl à Casablanca, continuent d’accuser des retards en raison de lenteurs administratives.
Pourquoi ça compte
Cette situation révèle les obstacles administratifs persistants dans la mise en œuvre des programmes publics de relogement, même lorsque les familles ont rempli les conditions requises.
Ce qu’ils en disent
“Des mesures urgentes doivent être prises pour garantir les droits légitimes de ces familles. Ces mesures incluent la régularisation de leur situation légale, la délivrance des autorisations d’habiter et la levée des hypothèques, sans délais ni entraves”– Fatima Tamni, députée représentante de la Fédération de la gauche démocratique (FGD)
