Le parti déplore la confusion entre aides directes et exonérations de dettes existantes, et appelle l’exécutif à assurer une transparence totale dans la répartition de l’aide publique, en ciblant prioritairement les petits et moyens éleveurs. Il exhorte aussi le gouvernement à éviter les erreurs passées, notamment celles constatées dans la gestion du programme de soutien à l’importation du bétail, entaché selon lui de nombreuses critiques sur sa transparence et son efficacité.
Le PJD accuse certains opérateurs d’avoir profité indûment de ce dispositif à travers la création de nouvelles sociétés ou la reconversion d’entreprises existantes, sans lien avec le secteur de l’élevage, dans le seul but de capter les exonérations douanières et fiscales ainsi que les aides financières publiques, au détriment des professionnels du secteur et de la sécurité alimentaire du pays.
Le parti dénonce également l’absence du gouvernement dans le contrôle des marchés, son laxisme face à la fraude et aux pratiques spéculatives, et critique son attitude consistant à faire porter la responsabilité de ses échecs aux citoyens.
Enfin, le secrétariat général du PJD tire la sonnette d’alarme après la publication de rapports faisant état d’une aggravation de l’endettement extérieur du Maroc. Il s’inquiète de l’augmentation générale de la dette – tant intérieure qu’extérieure – et de la dépendance croissante du gouvernement à l’emprunt, malgré une hausse exceptionnelle des recettes fiscales et la vente d’un grand nombre d’actifs et de biens publics.
Le parti met en garde contre les répercussions financières, économiques, sociales et politiques d’une politique budgétaire marquée par des dépenses excessives et non rationalisées, appelant à une gestion prudente qui préserve une partie de ces ressources pour maîtriser le déficit budgétaire et l’endettement, en prévision des incertitudes économiques et fiscales à venir.
