Aujourd’hui, le gouvernement d’Israël ne représente pas la grande majorité des Israéliens », a déclaré M. Golan, président du parti démocrate et ancien chef adjoint de l’armée.
Il s’exprimait à quelques jours d’un vote prévu au Parlement, qui pourrait faire tomber le gouvernement et ouvrir la voie à des élections anticipées, sur la question de la conscription des juifs ultra-orthodoxes.
Après plus de 20 mois de bombardements israéliens meurtriers, Israël « devrait mettre fin à la guerre dès que possible », a déclaré Golan à des journalistes.
Son parti, une alliance de formations de gauche, ne dispose que de quatre sièges à la Knesset (Parlement israélien) qui en compte 120, ce qui en fait l’un des plus petits groupes politiques.
Mais dans un pays où la formation de coalitions est essentielle pour obtenir une majorité au Parlement, même des partis relativement petits peuvent exercer un pouvoir considérable
M. Golan s’est posé en représentant de « ceux qui veulent sauver la démocratie israélienne (…) d’un avenir corrompu » et de la « vision messianique, nationaliste et extrémiste d’une très petite faction de la société israélienne ». Une référence au gouvernement actuel, l’un des plus à droite de l’histoire d’Israël.
« La grande majorité souhaite que Israël reste la patrie du peuple juif et soit en même temps un Etat libre, égalitaire et démocratique », a-t-il ajouté.
Selon lui, les Israéliens souhaitent aussi pour la plupart la fin immédiate de la guerre à Gaza, le retour de tous les otages qui y sont encore retenus, et la création d’une commission d’enquête sur le 7-Octobre.
« Je pense que nous pouvons parvenir à un accord sur les otages en quelques jours », a déclaré M. Golan, alors que les négociations en vue de leur libération et de la fin de la campagne militaire israélienne à Gaza sont restées infructueuses jusqu’ici.
« Je pense qu’en mettant fin à la guerre et en libérant les otages, nous serons en mesure de construire une alternative au Hamas dans la bande de Gaza », s’est-il encore prévalu.
