L’Espagne a accordé sa nationalité à 252.476 personnes au total, marquant une hausse de 5,1 % par rapport à l’année précédente. Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis le début de la publication de ces statistiques en 2013.
Derrière les Marocains, les ressortissants du Venezuela (35.403), de la Colombie (26.224), du Honduras (15.574), de l’Équateur (10.871), du Pérou (10.480) et de la République dominicaine (9.452) figurent parmi les nationalités les plus concernées.
Les femmes représentent 56 % des nouveaux citoyens, contre 44 % d’hommes. La durée moyenne de résidence avant l’acquisition de la nationalité est estimée à cinq ans, avec un pic d’arrivées observé en 2019.
La tranche d’âge la plus représentée est celle des 30 à 39 ans, suivie des 40 à 49 ans. Près de 85 % des naturalisations ont été réalisées via la procédure de résidence légale, tandis que 14,4 % ont été obtenues par la voie de l’« option », un dispositif réservé aux mineurs sous tutelle ou aux enfants de parents espagnols nés dans le pays.
Les régions de Catalogne (68.755) et Madrid (48.288) concentrent à elles seules 46,4 % des naturalisations, devant la Communauté valencienne (26.729) et l’Andalousie (23.157). À l’inverse, l’Estrémadure (1.459) et La Rioja (1.729) affichent les chiffres les plus bas.
Enfin, 19,6 % des nouveaux naturalisés sont nés et ont toujours vécu en Espagne, tandis que 80,4 % sont arrivés de l’étranger.
