Selon Alyaoum24, concernant les audiences judiciaires, Ouahbi a indiqué que les juges ont l’obligation de désigner un interprète pour les justiciables ne maîtrisant pas l’arabe, même si eux-mêmes comprennent l’amazigh. Il a souligné que les procès-verbaux demeurent rédigés en langue arabe.
Pour favoriser un accès équitable à la justice, le ministère emploie désormais des fonctionnaires originaires de régions amazighophones, notamment du Rif et du Souss, afin de faciliter la communication avec les citoyens. Un concours spécifique a également été organisé pour recruter des assistants sociaux parlant amazigh. Les épreuves orales, réalisées avec l’appui de l’Institut royal de la culture amazighe, ont permis de s’assurer de leur maîtrise linguistique avant leur affectation sur le terrain.
Autre mesure concrète : la création d’un centre d’appel composé de 12 agents capables de répondre en amazigh, ainsi que le déploiement de 300 agents d’accueil amazighophones dans les tribunaux.
Enfin, Ouahbi a annoncé une révision du Code de la nationalité pour intégrer la possibilité de prouver sa maîtrise de l’arabe ou de l’amazigh, au lieu de se limiter uniquement à l’arabe, comme c’était le cas auparavant.
