Pourquoi ça compte ?
Parce qu’il s’agit d’un tournant dans la tentative de sauvetage du transport urbain à Fès. Après la rupture avec l’ancien délégataire, la commune tente de relancer le service à travers un nouveau contrat provisoire, soutenu par l’État.
Ce qui a été acté
Le contrat, validé lors de la deuxième séance de la session ordinaire de mai, fixe les conditions d’exploitation : réseau, maintenance, horaires, tarifs, qualité du service, obligations des usagers et gestion des perturbations.
« Cette décision intervient à la demande du wali de la région Fès-Meknès », a précisé le président du conseil communal, Abdeslam El Bekkali, en référence à la pression exercée par les autorités pour résoudre une crise chronique.
Une agence de recettes a été mise en place pour assurer la continuité du service, grâce à un soutien financier direct du ministère de l’Intérieur. Une commande de 261 bus est en cours, avec une première livraison prévue pour décembre.
Quel est le contexte ?
En février, la commune avait décidé de rompre le contrat avec l’ancien opérateur, City Bus, après des défaillances jugées structurelles. Depuis, une commission commune avec les autorités locales s’emploie à éviter l’effondrement du service.
Et aussi…
Outre le volet transport, le conseil a validé une série de conventions dans les domaines social et international : des accords pour favoriser l’accès des jeunes aux colonies de vacances (avec le WAF, Fès Saïs, et la fédération nationale des colonies), des partenariats internationaux avec des villes du Sénégal, d’Oman, du Salvador, le renouvellement du jumelage avec Montpellier, et un accord avec Al Omrane pour reloger les familles des bidonvilles Dhar El Mehraz et Douar Slayli.
Ce qui reste en suspens
Le point relatif à la création d’une Société de développement local pour gérer les infrastructures sportives a, lui, été reporté à une prochaine séance.
