21e “Printemps musical des Alizés” : la musique classique s’invite à Essaouira

La 21e édition du festival “Printemps musical des Alizés”, un rendez-vous autour de la musique classique, s’est ouverte jeudi soir à Essaouira, avec à la clé 14 concerts gratuits.

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Un concert à Dar Souiri pendant le Printemps musical des Alizés à Essaouira. Crédit: Printemps musical des Alizés/Facebook

Cette manifestation artistique, dont le concert inaugural a vu la présence du conseiller du roi et président fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, André Azoulay, et d’autres personnalités de divers horizons, offre au public, jusqu’au 4 mai, une immersion dans l’univers de la musique de chambre et de l’art lyrique, mettant en vedette cette année de grands noms de la scène musicale internationale.

Ouvrant le bal de cette 21e édition, qui célèbre tout particulièrement Johannes Brahms, figure emblématique du romantisme allemand, la violoncelliste française Emmanuelle Bertrand, accompagnée des solistes de l’Orchestre national d’Île-de-France, a revisité des chefs-d’œuvre du répertoire singulier du compositeur allemand.

Sous les voûtes de l’espace socioculturel Dar Souiri, le public, composé de mélomanes avertis et de visiteurs marocains et étrangers, a été transporté, deux heures durant, dans un voyage musical empreint d’émotion et de raffinement.

“Ce soir, Brahms était chez lui à Essaouira ! C’était le plus bel écrin que l’on pouvait offrir à sa musique”, s’est félicité Azoulay, soulignant la résonance entre l’œuvre du compositeur allemand et l’esprit du Printemps musical des Alizés, “l’un des rendez-vous les plus attendus du calendrier culturel” de la ville.

“Cette édition va sublimer tout ce que nous avons essayé de bâtir depuis 21 ans. Ce rendez-vous musical, qui n’avait pas nécessairement été compris à ses débuts, est désormais incontournable pour les mélomanes les plus exigeants”, a relevé Azoulay dans une déclaration à la presse, à l’issue de cette soirée d’ouverture. Le conseiller du roi a également insisté sur la richesse du dialogue entre la musique de chambre et l’âme d’Essaouira, “cette fresque vivante, où les sonorités les plus raffinées trouvent naturellement leur place”.

Dans une déclaration similaire, la directrice artistique du Festival Dina Bensaid s’est réjouie de “la justesse et de la profondeur” des interprétations offertes lors de la soirée inaugurale, notant que “chaque concert de cette édition se veut une invitation à explorer une nouvelle facette de Brahms, à travers une immersion dans son univers musical, toujours dans un cadre aussi magique qu’exceptionnel que celui d’Essaouira”.

“C’est une grande joie de retrouver ce festival. Ce concert d’ouverture a été un moment particulièrement magique, surtout que l’acoustique de l’espace Dar Souiri est un cadre parfait pour interpréter Brahms. C’est un véritable bonheur de pouvoir offrir cette musique au public d’Essaouira dans un lieu si empreint d’histoire et de culture”, a dit, de son côté, la violoncelliste Emmanuelle Bertrand.

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Initiée par l’Association Essaouira-Mogador, en co-production avec la Fondation Ténor pour la Culture, cette 21e édition du Festival investit des sites incontournables d’Essaouira, comme Dar Souiri, Bayt Dakira, l’Église Sainte-Anne et l’ancienne médina.

Placé sous le thème “Aimez-vous Brahms ?”, le festival propose cette année une programmation adaptée tant aux néophytes qu’aux habitués du festival.

(avec MAP)