Salaires, libertés, répression : la FGD dénonce les dérives du gouvernement

À l’occasion du 1er-Mai, la Fédération de la gauche démocratique (FGD) a vivement critiqué la politique sociale et économique du gouvernement, accusé de protéger les intérêts du capitalisme rentier au détriment des droits des travailleurs.

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Dans un communiqué de son bureau politique, relayé par Alyaoum24, la formation pointe une situation de plus en plus alarmante pour la classe ouvrière, confrontée à une précarité généralisée, à l’envolée des prix des produits de première nécessité, à l’insécurité de l’emploi et à la fermeture d’unités de production.

La FGD appelle à une revalorisation urgente des salaires, en phase avec l’inflation, ainsi qu’à l’amélioration des services publics essentiels. Elle soutient pleinement les revendications sociales portées par les syndicats et les mobilisations populaires, tout en dénonçant l’inaction du gouvernement face à ses engagements antérieurs, notamment ceux relatifs à la hausse des salaires, à la protection sociale et à l’application des accords sectoriels.

Le communiqué met également en garde contre une série de réformes jugées régressives, comme le projet de loi sur le droit de grève ou la révision du Code de procédure pénale. Pour la FGD, ces initiatives s’inscrivent dans une logique de recul des droits sociaux et syndicaux.

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Enfin, la fédération déplore l’intensification de la répression des mouvements sociaux. Elle dénonce les arrestations arbitraires, les condamnations qu’elle juge sévères, et une gestion sécuritaire des protestations, notamment celles du Rif, de Jerada, de Figuig, ou encore des sinistrés du séisme d’Al Haouz, qui réclament avant tout des droits fondamentaux tels que l’emploi, la santé, l’éducation et un logement digne.