Dans cette correspondance, les représentants des étudiants expriment leur impatience face à ce qu’ils considèrent comme un manque de dialogue et d’action concrète de la part du ministère. “Malgré nos multiples correspondances, aucune démarche concrète ni ouverture réelle au dialogue n’ont été constatées, ce qui contredit l’esprit même de notre accord et perpétue une politique de sourde oreille”, affirme la Commission.
La revalorisation des indemnités de stage constitue l’un des points majeurs de friction. Selon la lettre, l’indemnité actuelle s’élève à “21 dirhams par jour”, un montant qualifié de “dérisoire” par les étudiants qui estiment qu’il ne permet pas de “couvrir les besoins essentiels de la vie universitaire”.
Les représentants rappellent qu’une réunion avait pourtant eu lieu avec les ministres de la Santé et de l’Enseignement supérieur, au cours de laquelle des engagements avaient été pris pour “impliquer les étudiants dans le processus de réforme et éviter les erreurs commises ces dernières années”. Ces erreurs passées avaient notamment “conduit à la paralysie des facultés de médecine et de pharmacie pendant près de 11 mois”.
La Commission nationale, qui se présente comme “représentant légitime et unique des étudiants” du secteur, prévient dans son courrier que “le climat de tension au sein des facultés de médecine, pharmacie et médecine dentaire atteint des niveaux inquiétants”, et exige “une réponse rapide, concrète et responsable” pour éviter “toute escalade potentielle”.
