Les mobilisations, convoquées par des dizaines d’associations culturelles et de défense de l’identité amazighe, coïncident avec la commémoration du Printemps amazigh, célébrée chaque 20 avril en souvenir des événements de 1980 en Algérie, où plus de 100 personnes ont perdu la vie lors d’une répression des autorités contre les manifestants amazighs.
À Marrakech, plus de 3000 personnes, selon les organisateurs, ont parcouru les quatre kilomètres qui séparent le quartier historique de Bab Doukkala jusqu’à la place de la Koutoubia. Les participants, venus de différentes régions, portaient des drapeaux amazighs et des pancartes réclamant une “constitution démocratique” et l’officialisation effective de leur langue.
Les manifestants ont également réclamé une plus grande présence de la langue amazighe — reconnue officiellement dans la Constitution de 2011 — dans l’administration publique, le système éducatif et les médias.
Ils ont aussi dénoncé la lenteur de la reconstruction dans les zones à majorité amazighe affectées par le tremblement de terre du 8 septembre 2023 aux alentours de Marrakech, qui a causé près de 3000 morts et laissé des dizaines de milliers de personnes sans abri.
À Rabat, environ 200 personnes se sont rassemblées sur la place emblématique de Bab el Had, où elles ont scandé des slogans similaires à ceux de Marrakech. Cependant, les autorités locales n’ont pas autorisé le développement d’une marche, limitant la protestation à ce seul endroit.
Plusieurs détachements des forces anti-émeutes ont encerclé la manifestation et empêché les manifestants de se diriger vers l’avenue Mohammed-V, comme l’avaient prévu les organisateurs.
(avec EFE)
