Selon Hespress, Bensaid a souligné l’urgence de ce projet, qui introduit des mesures innovantes pour sauvegarder le patrimoine non seulement reconnu, mais également vulnérable. “Ce n’est pas une question de majorité ou d’opposition, c’est une question de sauvegarde de notre identité”, a-t-il précisé.
Le projet propose notamment de faciliter les partenariats entre les secteurs public et privé pour une gestion plus dynamique du patrimoine culturel.
Le ministre de la Culture a également souligné que “ce projet apporte un ensemble de nouvelles dispositions, les plus importantes étant la reconnaissance du patrimoine immatériel et la tentative de le sécuriser contre les tentatives d’acquisition étrangère, en plus d’ouvrir la voie à un partenariat entre les secteurs public et privé”, expliquant que “l’UNESCO et l’ISESCO ne protègent pas le patrimoine, mais le reconnaissent seulement”.
Parmi les points saillants du projet, on note l’accent mis sur la protection du patrimoine sous-marin. Avec le début des opérations d’un centre national cette année, le Maroc prend des mesures pour protéger ses trésors engloutis le long de ses côtes.
Bensaid a également mentionné un partenariat avec la Gendarmerie royale pour l’exploitation de ces sites, soulignant l’importance de ce patrimoine dans l’industrie culturelle, avec des exemples comme la ville historique de Salé.
Il est à noter que la Chambre des représentants a approuvé, début février dernier, le projet de loi n° 33.22 relatif à la protection du patrimoine, après avoir été discuté et approuvé par le Conseil du gouvernement en novembre de l’année dernière.
