Selon Hespress, cette mesure vise à protéger et à restaurer le cheptel national, fortement fragilisé par plusieurs années consécutives de sécheresse.
Le texte précise que cette interdiction exclut toutefois certains cas spécifiques, notamment les femelles improductives, âgées (ayant plus de huit dents définitives), ou celles importées destinées à l’engraissement ou à la consommation.
Un plan d’action coordonné impliquant les autorités locales et les responsables des abattoirs nationaux est prévu pour garantir l’application rigoureuse de cette mesure. Une campagne de sensibilisation auprès des acteurs du secteur de la viande rouge, particulièrement des bouchers, est également prévue.
Cette décision intervient dans un contexte alarmant, marqué par une baisse drastique du nombre de femelles reproductrices, passé de 11 millions en 2016 à seulement 8,7 millions en 2024, soit une diminution de 38 %.
La hausse continue des coûts de l’alimentation animale et des prix sur les marchés pousse les éleveurs à réduire leurs troupeaux en abattant davantage de femelles, menaçant directement la durabilité du secteur de l’élevage.
