Selon le SG du parti Vox, “la Catalogne ressemble plus à l’Algérie et au Maroc qu’à l’Espagne”

Ignacio Garriga, le secrétaire général de Vox, parti espagnol d’extrême droite, anti-immigration et connu pour ses positions hostiles envers le Maroc, a vivement critiqué l’accord conclu entre le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et le parti indépendantiste catalan Junts sur la délégation des compétences en matière d’immigration. Il l’a qualifié d’“attentat contre la souveraineté nationale”, estimant que la politique migratoire sera désormais “gérée par ceux qui ont fait de la Catalogne le berceau du djihadisme européen”.

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Le secrétaire général de Vox, parti espagnol d'extrême droite Ignacio Garriga, le 23 septembre 2024. Crédit: Vox España

S’exprimant à Bilbao (nord de l’Espagne) dans le cadre d’un procès pour dégâts et coercition lors d’un meeting électoral de Vox pendant la campagne des élections régionales d’avril 2024, Garriga a estimé que cet accord représentait “une étape supplémentaire vers l’indépendance de la Catalogne”, rapporte l’agence de presse espagnole EFE.


À ses yeux, cet accord constitue “une attaque” contre l’ensemble des Espagnols, car il juge “très grave” de “morceler une compétence aussi essentielle que l’immigration”, ce qui, selon lui, “ne devrait jamais être envisagé”, car “contraire à la sécurité nationale” et encore moins être “offerte aux séparatistes”.

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Il considère également que cette délégation de compétences est “une attaque contre les Catalans”, car, selon lui, “ceux qui vont gérer la politique migratoire sont ceux qui ont transformé la Catalogne en berceau du djihadisme européen”.

Garriga a par ailleurs affirmé que la Catalogne “ressemble aujourd’hui plus à l’Algérie ou au Maroc qu’à l’Espagne”. “Ils ont transformé des quartiers et des villes catalanes en lieux plus proches d’Alger ou de Casablanca que de la Catalogne où nous avons grandi, où nous jouions au ballon sur les places”, a-t-il déclaré.

Il a également ajouté que “dans certains bars, les femmes ne peuvent plus entrer, car elles en sont interdites”, et que “l’on voit désormais plus de burqas ou de niqabs que de femmes portant des bretelles ou des jupes courtes”.

Le dirigeant d’extrême droite a affirmé que Vox travaille “sur tous les fronts”, aussi bien au Parlement qu’au niveau juridique, afin de “trouver un moyen d’arrêter cet attentat contre les lois”.

(avec EFE)