Lors du neuvième Forum parlementaire international pour la justice sociale, il a révélé que les coûts de traitement dans le secteur privé pouvaient être cinq fois plus élevés que dans le public, une disparité attribuée à l’absence de protocoles de traitement standardisés. Cette situation pèse lourdement sur la pérennité financière de l’assurance maladie obligatoire de base.
Chami a affirmé que le Maroc s’engageait résolument à instaurer un système de protection sociale solide, assurant des droits de santé continuels à tous les citoyens, indépendamment de leur situation professionnelle ou sociale.
Il a noté une augmentation significative de l’inscription au système d’assurance maladie obligatoire de base, passant de moins de 60% en 2020 à environ 87% en 2025. En outre, quelque 11,1 millions de Marocains profitent aujourd’hui du régime AMO-Solidarité, bénéficiant d’un budget annuel d’environ 10 milliards de dirhams.
L’année 2025 est vue comme une étape clé dans la consolidation de la protection sociale, marquant la fin de la période de mise en œuvre des réformes structurales prévues par la loi-cadre. Chami a exhorté à une accélération des efforts pour solidifier les acquis et élargir l’impact des réformes, y compris l’expansion des régimes de retraite et l’indemnisation en cas de perte d’emploi.
Malgré les progrès, il reste plus de 8 millions de personnes sans couverture d’assurance maladie obligatoire, dues à des inscriptions non effectuées ou à des droits non activés. Chami a conclu en soulignant les défis de ciblage précis et de vérification des données, essentiels pour le succès continu du programme et l’optimisation de son efficacité.
