Le conseiller a souligné que bien que des améliorations mineures aient été enregistrées dans des domaines tels que la croissance, l’inflation, l’investissement public et étranger, ainsi que les exportations, ces avancées restent bien en deçà des attentes des citoyens et des engagements du gouvernement.
Al Yazidi a évoqué le taux de croissance, qui était annoncé à 3,7% pour l’année précédente, mais qui n’a en réalité atteint que 2,9%, un chiffre largement inférieur aux prévisions. Le conseiller a également pointé du doigt l’augmentation de la dette extérieure du pays, soulevant des interrogations sur la dépendance de l’économie nationale aux pressions extérieures.
Ce qui inquiète le plus le groupe, cependant, c’est l’absence d’améliorations dans l’économie de proximité, celle qui touche directement la vie des citoyens. En effet, le chômage a augmenté, avec des taux particulièrement élevés chez les jeunes (35%) et les diplômés (20%).
L’indice de pauvreté a également montré une détérioration inquiétante, avec plus de 1,5 million de Marocains vivant dans la pauvreté, malgré les multiples programmes gouvernementaux. Selon Nabil Al Yazidi, pendant que les riches sont devenus plus riches, la classe moyenne a vu son niveau de vie se détériorer, et les plus pauvres se sont appauvris depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement actuel.
