Cette décision a été prise par le préfet de Boumerdès qui a scellé les locaux de l’éditeur sous prétexte de préserver la sécurité nationale et l’ordre public. Cette action marque une répression croissante contre la liberté d’expression en Algérie.
L’ouvrage au cœur de cette controverse, L’Algérie juive. L’autre moi que je connais si peu, est un essai de l’écrivaine franco-algérienne Hédia Bensahli.
Le livre vise à mettre en lumière les influences juives dans l’histoire algérienne, souvent ignorées dans le récit national dominant. Publié pour la première fois en septembre 2023, il a déclenché une série de réactions hostiles, culminant avec l’interdiction d’une discussion à la librairie L’Arbre à dires à Alger le 26 octobre 2024 et la saisie des exemplaires de l’ouvrage.
La tension autour du livre s’est intensifiée suite aux événements de Gaza, attirant une attention particulière sur Valérie Zenatti, la romancière franco-israélienne qui a préfacé l’ouvrage.
Ancienne soldate dans l’armée israélienne et traductrice reconnue, Zenatti est devenue la cible de critiques exacerbées sur les réseaux sociaux, accusée de promouvoir une “normalisation culturelle avec Israël”.
