Douze ans après le décret n° 2.13.852 de décembre 2013, le gouvernement remet l’ouvrage sur le métier. Le décret n° 2.25.631, adopté par le Conseil de gouvernement le mercredi 22 juillet, refond la méthode de fixation des prix des médicaments, réduit la majoration sur les importés de 10 à 2,5 %, ramène la périodicité de révision de cinq à trois ans, et introduit un mécanisme d’accords conventionnels sur les molécules les plus budgétivores. Interrogé par TelQuel, Amine Tehraoui, ministre de la Santé et de la Protection sociale, revendique un texte « qui va nous permettre, sur une année pleine, d’arriver à un milliard de dirhams d’économies. Au minimum ».
Un chiffre engageant, à la mesure d’une facture pharmaceutique qui représente, selon le ministre, « à peu près un tiers des remboursements aujourd’hui, avec une croissance à deux chiffres par an ». La généralisation de l’AMO, en doublant le nombre de bénéficiaires, a mécaniquement fait exploser les coûts. Reste à savoir si l’architecture retenue par le décret permettra d’atteindre l’objectif affiché. Le texte soulève, à cet égard, trois interrogations de fond.
