Prix des médicaments : Tehraoui décortique son décret

Adopté le 22 juillet, le décret n° 2.25.631 refond douze ans après la méthode de fixation des prix des médicaments. Économies, seuil des 300 dirhams, marge des importés divisée par quatre : le ministre de la Santé et de la Protection sociale Amine Tehraoui a livré à TelQuel un décryptage détaillé. Sur fond de fronde officinale.

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Amine Tehraoui, ministre de la Santé. Crédit: Yassine Toumi

Douze ans après le décret n° 2.13.852 de décembre 2013, le gouvernement remet l’ouvrage sur le métier. Le décret n° 2.25.631, adopté par le Conseil de gouvernement le mercredi 22 juillet, refond la méthode de fixation des prix des médicaments, réduit la majoration sur les importés de 10 à 2,5 %, ramène la périodicité de révision de cinq à trois ans, et introduit un mécanisme d’accords conventionnels sur les molécules les plus budgétivores. Interrogé par TelQuel, Amine Tehraoui, ministre de la Santé et de la Protection sociale, revendique un texte « qui va nous permettre, sur une année pleine, d’arriver à un milliard de dirhams d’économies. Au minimum ».

Un chiffre engageant, à la mesure d’une facture pharmaceutique qui représente, selon le ministre, « à peu près un tiers des remboursements aujourd’hui, avec une croissance à deux chiffres par an ». La généralisation de l’AMO, en doublant le nombre de bénéficiaires, a mécaniquement fait exploser les coûts. Reste à savoir si l’architecture retenue par le décret permettra d’atteindre l’objectif affiché. Le texte soulève, à cet égard, trois interrogations de fond.

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