Il aurait fallu être presque parfait. Jouer au-dessus de ses moyens, courir plus vite que la fatigue, mordre davantage dans les duels et transformer chaque ballon en promesse de contre. Il aurait surtout fallu y croire avant même d’entrer sur la pelouse.
Face à cette équipe de France, le Maroc n’a pas été ridicule. Il a simplement été trop sage. Trop prudent. Trop attentiste. Comme s’il avait davantage préparé la manière de retarder l’inévitable que celle de faire vaciller l’immense favori.
Les Bleus sont entrés en conquérants. Les Lions, eux, ont attendu. Beaucoup trop. Une différence de posture avant même la différence de niveau. Car oui, la France était plus forte. Elle possède plus de solutions, davantage de puissance, des joueurs habitués à ces rendez-vous et un Kylian Mbappé capable de transformer une demi-seconde d’hésitation en condamnation. Mais la supériorité adverse n’interdit pas la réaction. Elle l’exige.
Jeudi soir, cette réaction n’est jamais vraiment venue.
