Climat : Inquiétude parlementaire sur la préparation des bassins hydrauliques

Un rapport parlementaire pointe des écarts importants dans le niveau de préparation des agences de bassins hydrauliques face aux effets du changement climatique. Le document relève également une exploitation insuffisante des données météorologiques dans les politiques publiques liées à l’eau et à l’agriculture.

Par

Selon Alyaoum 24, élaboré par le groupe de travail thématique temporaire de la Chambre des conseillers, chargé de préparer la séance annuelle d’évaluation des politiques publiques en matière de changement climatique, le rapport recense plusieurs défaillances institutionnelles et techniques dans la gestion des ressources hydriques.

Les agences chargées des grands bassins, notamment ceux du Sebou, de l’Oum Er-Rbia et du Tensift, disposent d’une expérience, de ressources humaines et de moyens techniques plus importants que celles opérant dans les bassins du Sud ou dans les zones marquées par la rareté de l’eau.

Dans plusieurs bassins méridionaux, le manque de personnel et d’équipements limite ainsi la capacité des agences à répondre aux défis liés à la sécheresse, à la désertification et à l’intensification des variations climatiques.

Le rapport souligne aussi les moyens limités des systèmes de surveillance de certaines agences. Ces insuffisances compliquent le suivi des eaux superficielles et souterraines et réduisent la disponibilité de données précises nécessaires à la prise de décision, dans un contexte de pression croissante sur les ressources en eau.

à lire aussi

Le document constate par ailleurs que les données de la Direction générale de la météorologie ne sont pas régulièrement intégrées à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques sectorielles, notamment par les ministères de l’Équipement et de l’Eau, ainsi que de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts.

Pour renforcer la résilience des territoires, le rapport recommande de doter les agences de bassins hydrauliques des moyens humains et techniques nécessaires, d’adopter une gestion plus souple et adaptée aux évolutions climatiques et d’améliorer l’échange de données entre les services météorologiques et les départements gouvernementaux concernés.