L’annonce a pris tout le monde de court. Jeudi 25 juin, à l’issue du Conseil de gouvernement, Aziz Akhannouch surprend en annonçant à la presse le retour à l’heure légale à partir du 20 septembre prochain, mettant ainsi fin au régime du GMT+1 instauré en 2018. « Après avoir écouté les réclamations des citoyens, et après plusieurs réunions au sein de la majorité, qui soulignait régulièrement que cette heure supplémentaire posait problème aux citoyens, il a été décidé aujourd’hui de revenir à l’heure légale, soit l’heure GMT, à partir de la fin de cet été », déclare le chef du gouvernement.
Quelques instants plus tard, le porte-parole du gouvernement Mustapha Baitas confirme l’adoption du décret abrogeant celui du 26 octobre 2018 relatif à l’heure légale. Le texte prévoit de reculer les horloges de soixante minutes à 2 heures du matin, le dimanche 20 septembre, rétablissant ainsi officiellement l’heure de Greenwich sur l’ensemble du territoire national.
Un calendrier qui interroge
Au-delà de la décision elle-même, c’est surtout son calendrier qui fait débat. Le retour à l’heure légale interviendra le 20 septembre, soit trois jours avant les élections législatives du 23 septembre, dans un contexte où cette revendication est devenue au fil des années un véritable enjeu politique.
Cinq jours après l’annonce d’Aziz Akhannouch, le conseiller parlementaire Khalid Es-Satte de l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), bras syndical du Parti de la justice et du développement (PJD), a profité du passage du chef du gouvernement, le 30 juin, devant la Chambre des conseillers pour l’interpeller sur ce choix de calendrier.
