C’est le secrétaire général du parti, Nizar Baraka, qui a présenté les grandes lignes du programme électoral de l’Istiqlal. Un programme sans données chiffrées, mais avec un long rappel de ce qui a été réalisé par le gouvernement d’Abbas El Fassi (2007-2011) et par l’actuelle équipe gouvernementale. Plus qu’un programme, Baraka présente ce « contrat » comme la feuille de route de l’Istiqlal s’il venait à diriger le prochain gouvernement — celui qui conduira le Maroc jusqu’au Mondial 2030.
La famille et les valeurs d’abord
C’est l’engagement placé en tête, même si Nizar Baraka l’a abordé sans entrer dans le détail du dispositif. Le SG s’est notamment inquiété du recul de la natalité, un signal selon lui des mutations sociales que la classe politique ne peut ignorer. Parti conservateur et héritier du Mouvement national, le PI puise les fondements moraux de son idéologie dans l’héritage de ses figures fondatrices, à commencer par les écrits de Allal El Fassi.
Pouvoir d’achat : la guerre à la rente
Noir sur blanc, le PI écrit qu’il s’engage pour la protection du pouvoir d’achat et la rupture avec la rente et la culture de la “hamza”. Une allusion claire aux spéculateurs qui profitent de la moindre occasion pour mettre le feu aux prix des fruits et légumes, des viandes, ou encore des moutons de l’Aïd al-Adha. D’ailleurs, depuis quelques mois, Nizar Baraka recourt fréquemment au terme “farakchia” et promet de mener la vie dure aux “marchands des crises”. Il estime que l’Etat doit intervenir pour contrôler les prix et protéger le pouvoir d’achat de la classe moyenne.
Tolérance zéro pour la corruption
Concernant les conflits d’intérêt, le SG de l’Istiqlal a explicitement admis que le gouvernement Akhannouch, auquel il participe, avait été incapable d’y mettre fin. Baraka propose une loi “interdisant formellement les conflits d’intérêts” et les positions de monopole.
Services publics : la priorité
Nizar Baraka a reconnu que, malgré les efforts financiers du gouvernement, les Marocains restent insatisfaits de la qualité des services publics, notamment dans la santé et l’éducation. Il s’engage au nom de son parti à donner la priorité à ces secteurs.
Souveraineté tous azimuts
Pour le PI, la souveraineté nationale ne se limite pas à l’intégrité territoriale. Le parti étend la notion à l’économie : énergies renouvelables, minerais rares, technologie et métiers d’avenir. Nizar Baraka estime même qu’il s’agit de “la mère des priorités”.
