Comme chaque 1er-Mai, les centrales syndicales marocaines descendent dans la rue pour remettre leurs revendications sociales au cœur du débat public. Parmi elles, la Fédération nationale du secteur agricole (FNSA), affiliée à l’Union marocaine du travail (UMT), défile avec un sentiment d’urgence. Malgré un dialogue social ancien, relancé depuis deux ans, le constat reste le même : des engagements formalisés, plusieurs institutions publiques concernées… mais une impasse persistante, notamment au niveau du ministère chargé du Budget.
Le 26 avril dernier, à quelques jours de la Fête internationale du travail, environ 300 personnes — employés, ouvriers, journaliers agricoles, agriculteurs et agents forestiers — venus de tout le royaume, se sont rassemblées devant la Direction régionale de l’agriculture de Fès-Meknès, en marge du 18e Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM). Un choix symbolique et délibéré. « Nous avons tenu ce sit-in en parallèle de la tenue du SIAM pour dire que derrière la vitrine de ce salon, la situation de ces travailleurs n’est pas à la hauteur », nous explique Driss Adda, secrétaire général adjoint de la FNSA.
