La magie du moonwalk

Cinéma. Seize ans après la disparition de Michael Jackson, Antoine Fuqua signe enfin le biopic que ses fans attendaient. Le film raconte les débuts de l’artiste, des premières humiliations infligées par un père tyrannique jusqu’à l’apothéose de Wembley en 1988. C’est Jaafar Jackson, neveu du King of pop, qui enfile le costume de son oncle, et l’illusion est saisissante. Les séquences de concerts reconstituées avec minutie constituent le véritable cœur du film : sur grand écran, le moonwalk retrouve toute sa magie sidérante, tandis que la voix, elle, reste celle de l’original. Inévitablement clivant, Michael partage le public entre ferveur et réserves. Si les accusations d’agression sexuelle sur mineurs sont absentes, ce n’est pas un oubli : un accord de confidentialité entre la famille d’une des victimes et Michael Jackson aurait conduit à les expurger du montage final. Selon plusieurs médias spécialisés, un tiers des scènes tournées auraient été retirées. Mais la mention « to be continued… » à la fin laisse la porte ouverte à une suite.
Actuellement au cinéma.
Extasia au Maroc

Concert. Nommé il y a quelques mois aux Victoires de la Musique dans la catégorie révélation masculine, Ino Casablanca a été révélé au grand public avec son troisième projet Extasia, dans lequel le raï occupe une place prépondérante. Le talent franco-marocain se produira pour la première fois au Maroc dans le cadre d’une tournée de l’Institut Français, à l’occasion du Salon international de l’édition et du livre de Rabat, dont la France est l’invitée d’honneur. Au programme : Rabat, Marrakech, Agadir et Meknès… Des grandes villes, à l’exception, étonnamment, de celle à laquelle il a emprunté son nom de scène.
Les 29 et 30 avril, les 2 et 5 mai, à Marrakech, Agadir, Rabat et Meknès.
Les vagues de Melehi

Exposition. En préparation depuis plusieurs mois, la rétrospective de Mohamed Melehi arrive au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain. Une grande partie des œuvres qui y figurent ont été prêtées au musée par les frères de l’artiste, disparu en octobre 2020. La scénographie se nourrit notamment des carnets personnels de Melehi, qui éclairent son parcours et ses inspirations nourries par les différents endroits où il a vécu, entre le Maroc, l’Espagne, l’Italie, la France et les Etats-Unis. Né en 1936 à Asilah, Mohamed Melehi est considéré comme l’un des plus grands peintres contemporains marocains.
Actuellement au Musée Mohammed VI, Rabat.
Aïta électrique

Concert. Rappeuse pionnière, Widad Mjama s’est associée il y a quelques années au producteur tunisien Khalil Epi pour former Aïta Mon Amour, un duo qui plonge cet art vocal ancestral dans un bain électronique et contemporain. Entre mémoire et ère numérique, ils reviennent sur la scène du Boultek, pour un concert porté par la voix envoûtante de Widad Mjama, sa fascination pour la aïta, et la maîtrise d’Epi, formé au classique arabe et au jazz.
Le 2 mai au Boultek, Casablanca.
Le futur enfoui

Exposition. La Galerie Cervantes de Tanger accueille quinze ans de pratique de Mehdi Sefrioui, réunis dans une exposition qui refuse la logique rétrospective. Photographie, collage, tissage, vidéo et expérimentations avec l’intelligence artificielle s’y croisent. Un travail de densification de l’image, contre l’exotisme et l’effacement, servi par un titre paradoxal : El Futuro Que Fue (“Le futur qui était”).
Du 21 avril au 7 juin à la Galerie Cervantes, Tanger.
