AEFE : une mission parlementaire d'évaluation budgétaire confiée à Karim Ben Cheikh

La commission des finances de l’Assemblée nationale française a confié une mission d’évaluation consacrée à la situation budgétaire et aux perspectives de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) au député Karim Ben Cheikh, a annoncé ce dernier dans un communiqué.

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Karim Ben Cheikh, député de la 9e circonscription des Français de l'étranger. Crédit: DR

Rapporteur spécial du budget de la mission “Action extérieure de l’État”, au sein duquel figurent les crédits alloués à l’Agence, l’élu sera chargé de conduire une analyse “chiffrée, objective et transparente” dans un contexte marqué par des “controverses récurrentes” sur les données financières et les orientations budgétaires de l’institution.

Cette mission intervient alors que la subvention publique prévue pour l’année 2026 atteint, selon lui, son niveau le plus bas depuis 2009. Dans son communiqué daté du 27 avril, Karim Ben Cheikh pointe les décisions récentes du conseil d’administration de l’AEFE, aux “effets structurels significatifs”, adoptées avant même l’aboutissement des réflexions en cours sur une réforme de l’Agence. Il dit avoir demandé leur retrait, estimant qu’elles vont “à rebours des intérêts des parents, des établissements et de (la) politique étrangère” française.

Le député assure vouloir contribuer à un débat public “à la hauteur des enjeux”, en veillant à ce que les choix structurants pour l’avenir du réseau reposent sur une information “claire, partagée et objectivée”. Il affirme par ailleurs qu’une réforme de l’AEFE est possible sans hausse des frais de scolarité ni remise en cause des mécanismes de soutien aux établissements.

Dans un entretien accordé à TelQuel en février dernier, l’élu alertait sur les conséquences des arbitrages budgétaires de l’État et sur la montée d’une “crise de confiance” parmi les familles. “Les frais de scolarité sont un sujet central. Ils conditionnent la stabilité des familles sur quinze ans”, soulignait-il, plaidant pour davantage de prévisibilité financière et dénonçant une baisse continue de la subvention publique combinée à une hausse des charges de l’Agence.

Selon lui, cette double contrainte explique en partie le transfert d’une partie des coûts vers les établissements, et donc vers les parents, contribuant à la hausse des frais de scolarité observée ces dernières années. “Si l’on pousse ces familles vers la déscolarisation, on altère le cœur même du mandat de l’Agence”, avertissait-il également.

Les conclusions de cette mission parlementaire devraient alimenter les discussions à venir sur l’évolution du modèle économique de l’AEFE, dans un contexte où la question de son financement et de sa gouvernance reste au cœur des débats.

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