1- Une campagne enclenchée en 2024
L’histoire commence le 12 janvier 2024, quand les bulldozers du wali Mohamed Mhidia attaquent les constructions illicites ceinturant le mausolée de Sidi Abderrahmane. Depuis, la cadence n’a cessé de s’accélérer. Comme documenté par TelQuel dès mars 2024, la société de développement local (SDL) Casa Aménagement a engagé en parallèle 8 millions de dirhams pour la mise à niveau des installations ludiques et sportives du front de mer.
Le 27 octobre 2025, le restaurant La Véranda tombe, à l’aube, sur décision de justice. Le 18 mars 2026, les autorités s’attaquent aux constructions illégales du complexe Lido, plus connu sous le nom de Paradise, pour infractions aux lois 12-90 et 12-66. Quelques jours plus tard, une discothèque, une piscine et un terrain de basket-ball d’un complexe hôtelier voisin sont à leur tour rasés. Et la cadence s’emballe. Le 13 avril 2026, c’est une opération d’une ampleur inédite qui démarre, avec 6,7 kilomètres de littoral dans le viseur des autorités.
2- Une application stricte de la loi
Le socle juridique mobilisé est sans ambiguïté : les lois n° 12-90 relative à l’urbanisme et n° 12-66 sur la répression des infractions urbanistiques. Avec, en toile de fond, l’avertissement du ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, prononcé devant le Parlement : “Tous ceux qui ont pris la moindre parcelle de terrain qui ne leur appartient pas devront la restituer”. Une matrice politique sans appel, qui transforme la tolérance d’hier en infraction d’aujourd’hui.
L’opération de ce 13 avril se déploie sur trois niveaux : assainissement du domaine maritime, contrôle des infractions urbanistiques hors plan d’aménagement, retrait des autorisations commerciales non conformes. La commission de pilotage chargée du dossier réunit la wilaya, l’arrondissement d’Anfa, les Domaines maritimes, les Domaines de l’État, la Protection civile, l’Agence urbaine et la commune de Casablanca.
