Il y a des absurdités qui se sont installées dans le système de santé marocain avec une telle discrétion qu’elles ont fini par passer pour normales. En voici une : un pharmacien, titulaire d’un doctorat en 6 ans, formé à la pharmacologie, à la bioéquivalence et aux interactions médicamenteuses, n’a pas le droit de remplacer un médicament prescrit par son équivalent générique, même lorsque le princeps est en rupture de stock et qu’une alternative identique est disponible sur son étagère. La loi ne le lui permet pas. Il peut appeler le médecin, attendre, renvoyer le patient. Mais pas substituer.
