Pharmaciens : Le droit de substitution, une réforme sous cloche

Le pharmacien marocain est un professionnel de santé à qui l'on retire un outil fondamental de son métier. La réforme du droit de substitution, qui permettrait de délivrer un générique en lieu et place du médicament prescrit, fait consensus dans les discours. Dans les faits, elle n'arrive pas.

Par

AFP

Il y a des absurdités qui se sont installées dans le système de santé marocain avec une telle discrétion qu’elles ont fini par passer pour normales. En voici une : un pharmacien, titulaire d’un doctorat en 6 ans, formé à la pharmacologie, à la bioéquivalence et aux interactions médicamenteuses, n’a pas le droit de remplacer un médicament prescrit par son équivalent générique, même lorsque le princeps est en rupture de stock et qu’une alternative identique est disponible sur son étagère. La loi ne le lui permet pas. Il peut appeler le médecin, attendre, renvoyer le patient. Mais pas substituer.

La suite de cet article est réservée aux abonnés.
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 1000 numéros de TelQuel numérisés
Déjà abonné ? Se connecter