Il y a quelques années, le CIH était une banque publique engluée dans ses créances douteuses. Ahmed Rahhou, nommé à la tête de l’établissement en 2009, a conduit l’assainissement et jeté les bases de la transformation de l’entreprise : diversification hors de l’immobilier, virage digital précoce, acquisition de SOFAC, lancement d’Umnia Bank dans la finance participative.
Nommé à la tête de la banque en 2019, Lotfi Sekkat a, lui, mis le pied sur l’accélérateur. Les résultats au 31 décembre 2025, validés par le conseil d’administration en mars, en sont la démonstration la plus nette. Pour la première fois, CIH Bank franchit la barre du milliard de dirhams de bénéfices.
Changement d’échelle
Au-delà du cap symbolique, c’est le rythme qui frappe. Le produit net bancaire — l’équivalent du chiffre d’affaires pour une banque — atteint 5,4 milliards de dirhams, en croissance de 14 %. Tous les leviers de revenus tirent dans le même sens : les intérêts sur les crédits, les commissions, les activités de marché. Le résultat net consolidé bondit de 26 %.
