Who’s Who Gitex 2026 : Ali El Azzouzi, vigie de la cybersécurité africaine

À travers leurs décisions, leurs investissements et leurs trajectoires, ces femmes et ces hommes ont participé à bâtir les fondations de l’économie digitale nationale et continuent d’en façonner l’évolution à l'ère de l'IA. Ils sont à l'honneur du Who's who Gitex 2026 de TelQuel Impact. Portrait express.

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Ali El Azzouzi, directeur général de DataProtect. Crédit: DR

[Contenu Telquel Impact Spécial Gitex]

Natif de Nador, Ali El Azzouzi s’est imposé comme l’une des figures les plus influentes de la cybersécurité sur le continent africain. Titulaire d’un MBA en e-Business de l’Université Laval au Canada, il débute sa carrière à Montréal en 2001 avant d’intégrer British Telecom comme directeur de la practice cybersécurité.

En 2009, il fonde Dataprotect à Casablanca, spécialisée dans la sécurité des systèmes d’information. En 2025, l’entreprise emploie 200 collaborateurs et affiche un chiffre d’affaires de 250 millions de DH, dont 60 % à l’export dans plus de 35 pays.

Depuis son SOC à Casanearshore, certifiée PFI, PASSI, PCI QSA et ISO 27001, l’entreprise assure une supervision 24h/24 des cybermenaces. En 2025, elle franchit un cap majeur avec le déploiement du premier CyberSOC mobile d’Afrique : 13 stations ultra-connectées sur roues, capables d’intervenir en temps réel sur n’importe quel terrain. Une innovation de rupture qui accompagne l’ouverture d’une filiale stratégique à Dubaï, après Paris (2016) et Abidjan (2022).

Dans un Maroc classé 34ᵉ mondial au Global Cybersecurity Index 2024, mais exposé à une montée en puissance des cyberattaques, cette expertise prend une dimension stratégique.

Engagé depuis plus de 15 ans, El Azzouzi préside le chapitre marocain de cybercrime-fr.org et milite pour une souveraineté numérique africaine portée par l’expertise locale.

Who’s who Gitex 2026 de TelQuel Impact

À l’occasion de GITEX Africa 2026, vitrine de l’innovation sur le continent, TelQuel Impact met en lumière les décideurs qui façonnent réellement l’écosystème digital marocain. Télécoms, cloud, intégration, cybersécurité, software, institutions ou innovation : ces acteurs ne se contentent pas d’accompagner la transformation, ils l’accélèrent et en dessinent les contours. Cette liste n’a pas vocation à être exhaustive. Elle repose sur un choix assumé et subjectif, fondé sur trois critères : l’impact réel dans l’écosystème, la crédibilité professionnelle et la contribution historique à la construction du digital au Maroc.