Au Maroc, plusieurs disparitions d’enfants ont récemment bouleversé l’opinion publique.
En quelques jours seulement, plusieurs affaires ont suscité émotion, inquiétude… mais aussi une vague de rumeurs sur les réseaux sociaux.
Pour comprendre ce qui se passe réellement, il faut revenir sur la chronologie des faits.
Fin février, à Chefchaouen, la petite Soundouss, âgée d’environ deux ans, disparaît dans le quartier Krinsef.
Selon les premiers éléments, la fillette se trouvait à proximité du domicile familial avant de disparaître.
Très vite, un important dispositif est déployé : gendarmerie royale, protection civile, forces auxiliaires, autorités locales, mais aussi des habitants et des volontaires qui participent aux recherches.
Les opérations de ratissage se concentrent autour du quartier et surtout autour d’un oued situé à proximité de la maison familiale.
Des plongeurs, des chiens spécialisés, un drone et un hélicoptère de la gendarmerie sont mobilisés pour tenter de retrouver l’enfant.
Le 2 mars, alors que les recherches entrent dans leur sixième jour, une chaussure appartenant à la petite Soundouss est retrouvée près de l’oued, selon sa famille.
Mais à ce stade, le mystère reste entier autour de son sort.
Pendant ce temps, d’autres affaires viennent renforcer l’inquiétude.
Dans la province de Zagora, le petit Younes, âgé d’un peu plus d’un an et porté disparu depuis plusieurs jours, est finalement retrouvé sans vie dans un canal, dans la région de Tadsi.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de ce drame.
Quelques jours plus tard, une autre disparition secoue le pays.
Dans la région d’Azilal, une adolescente de 13 ans, Hiba, disparaît après être descendue de son bus scolaire.
Après plusieurs jours de recherches, son corps est retrouvé dans un lac près d’Aït Halouane, non loin d’Azilal.
Trois affaires différentes…
mais une même onde de choc dans l’opinion publique.
Très vite, les réseaux sociaux s’enflamment.
Certaines publications évoquent des enlèvements organisés, d’autres parlent de rituels occultes ou de phénomènes mystérieux liés au mois de mars.
Mais le 9 mars, la Direction générale de la sûreté nationale dément catégoriquement les rumeurs évoquant des enlèvements d’enfants liés à un trafic d’organes.
Selon les autorités, aucun cas de ce type n’a été enregistré, et certaines informations diffusées en ligne correspondent en réalité à d’anciens cas présentés de manière alarmiste.
Face à ces disparitions et à l’inquiétude qu’elles suscitent, plusieurs organisations appellent à renforcer la prévention et la protection de l’enfance, tout en améliorant la coordination entre les différents acteurs concernés.
Car derrière chaque disparition, il y a une famille plongée dans l’angoisse…
et une société entière confrontée à une même question :
comment mieux protéger les enfants ?
