On en parlait la semaine dernière. Et l’actualité le confirme dramatiquement. Malgré leurs suppliques, Anthropic et son patron, Dario Amodei, n’ont évidemment pas été entendus. L’administration américaine et l’actuel secrétaire au département de la Défense (rebaptisé “département de la guerre” par Trump, tout un symbole) ont classé Anthropic comme un » risque pour la chaîne d’approvisionnement « . Le même qualificatif qu’avait utilisé l’administration Trump pour désigner Huawei. On connaît la suite… Excommuniée, remplacée illico presto par ses concurrents, Anthropic a pourtant vu ses outils utilisés sur le théâtre de la guerre en Iran, quelques heures seulement après l’annonce de la rupture du contrat liant la firme au Pentagone, comme l’a confirmé le Wall Street Journal.
“La guerre en Iran agit comme un catalyseur et un accélérateur de toutes nos craintes autour de l’IA”
Cette succession d’événements, quoique prévisible, constitue une illustration accélérée, presque en temps réel, des enjeux politiques et militaires autour de l’IA. Sur le terrain de l’information, les conséquences de l’usage de ces IA se sont également emballées. On a ainsi vu des vidéos manipulées par IA envahir les réseaux : on ne compte plus les bombes qui ne sont jamais tombées, ni les moments où Grok, pour ne citer que lui, s’est emmêlé les pinceaux, confirmant de fausses informations, niant des faits avérés, et parfois tombant juste…
Bref, la guerre en Iran agit comme un catalyseur et un accélérateur de toutes nos craintes (et prévisions) autour de l’IA. Et les prochains jours devraient être tragiques, mais aussi instructifs.
