Le choix de Donald Trump de renommer, le 5 septembre dernier, son département de la Défense en département de la Guerre (Departement of War) avait été interprété comme un nouveau coup de communication politique. Il prend tout son sens aujourd’hui. Les États-Unis sont la première puissance militaire mondiale et comptent bien utiliser cette puissance pour atteindre leurs objectifs stratégiques.
En juin 2025 déjà, lors de la “guerre des douze jours” entre l’Iran et Israël, Donald Trump avait rejoint l’offensive aérienne israélienne, avant de siffler la fin de la partie. Washington a ensuite fait l’étalage de sa supériorité militaire au Venezuela avec un coup de force : l’enlèvement de Nicolas Maduro, qui a débouché sur la “mise sous tutelle” du régime chaviste.
La fièvre guerrière de l’administration Trump a franchi un nouveau palier, avec le déclenchement de l’opération “Epic Fury”, menée avec Israël. Cette nouvelle guerre aérienne contre l’Iran a démarré samedi 28 février à 9h40 (heure de Téhéran) par le bombardement de la résidence du Guide suprême Ali Khamenei, lors d’une réunion avec une quarantaine de commandants supérieurs et de hauts dignitaires du régime. Dans la foulée, l’offensive aérienne israélo-américaine vise des ministères, des centres de commandements, des bases militaires ou encore des systèmes de défense aériens entre Téhéran, Ispahan, Qom, Karaj, Kermanshah, Lorestan et Tabriz. Ce sont quelque 1000 cibles qui ont été bombardées lors des premières 24 heures du conflit par l’aviation israélienne et l’aéronavale américaine.
