Danses et transes nocturnes

Festival. Le festival international de danse contemporaine On marche, dirigé par le chorégraphe marocain Taoufiq Izeddiou, revient pour une 19e édition à Marrakech, placée sous le signe de la spiritualité et du partage. C’est la première fois que le festival se tient pendant le ramadan, donnant lieu à de nombreuses nocturnes culturelles.
Pendant neuf jours, la programmation du festival prévoit des performances pluridisciplinaires et des spectacles, dont La Terre en transe, de Taoufiq Izeddiou, pour l’ouverture officielle. Cette édition s’ouvre également à un cycle cinématographique intitulé « Danses en images », une exposition photo, ainsi qu’à un format d’échange inédit, « Artistes à table » : un danseur, peintre ou chorégraphe rencontrera son public autour d’un ftour. Le dialogue sera suivi de performances ou projections. En partenariat avec l’Institut Cervantes, le festival accueillera également un focus qui se penche sur les trajectoires d’artistes et musiciens espagnols.
Du 6 au 14 mars à Marrakech.
Qui ouvre sa porte ouvre son cœur

Cinéma. Dans le cadre du cycle “Ciné-sieste”, l’Institut Français de Casablanca projette Quelques jours pas plus, un très beau film de Julie Navarro sur la crise migratoire que connaît l’Europe, mais aussi sur la force des engagements humains et individuels.
C’est l’histoire d’une rencontre entre un critique musical (Benjamin Biolay) rétrogradé au service des informations générales, et la responsable d’une association de migrants (Camille Cottin). Tombé sous le charme de Mathilde, Arthur accepte d’héberger chez lui Daoud, un migrant afghan. Un lien complexe et poignant se noue alors entre les deux hommes.
Le 7 mars à l’Institut Français de Casablanca.
Echos andalous

Concert. À Rabat, la merveilleuse voix de Nabyla Maan rencontre le quartet live de Tarik Hilal. Le couple formé par la chanteuse et le compositeur-guitariste collabore ensemble depuis plusieurs années, explorant les passerelles entre le malhoun, les chants andaloussis et les musiques contemporaines. Avec cinq albums à son actif, dont Dalalû Al Andalûs et sa célèbre interprétation de Chams Al Aâchiya, Nabyla Maan est considérée comme l’une des chanteuses marocaines les plus talentueuses de sa génération.
Le 12 mars au Boultek (Casa) et le 13 mars au Théâtre Al Mansour (Rabat).
Musique dans la poche
Concert. Du 6 au 8 mars, l’Orchestre philharmonique du Maroc enchaîne les nocturnes avec ses concerts de poche, conçus dans un format intimiste. Le concept ? Un nombre limité de musiciens qui se produisent dans une proximité assumée avec le public. Farid Bensaïd, président de l’OPM et violoniste, ainsi que le pianiste libanais Serge Moukarzel, assureront cette série de performances, proposant une immersion dans l’univers de Schubert et Beethoven.
Du 6 au 8 mars à Rabat, Casablanca et Marrakech.
Gnaoua au féminin

Concert. Les SuperGnawa Girls investissent le Boultek pour un concert qui met en avant la place des femmes au sein de cette tradition musicale. Initié par Gnaoua Culture, ce collectif 100% féminin bouscule les codes du répertoire. Sur scène, Halima Boulkhair El Gourd, Fatimazahra Jebli et Ijjo Beljaoui jouent du guembri et des qraqeb, portées par des voix puissantes, accompagnées aux koyos par les Bnat Bambara.
Le 8 mars au Boultek à Casablanca.
