Depuis l’automne 2023, les routes maritimes autour de la péninsule arabique restent sous tension. C’est notamment le cas du détroit de Bab el-Mandeb, situé entre le Yémen, Djibouti et l’Érythrée. C’est un couloir maritime des plus stratégiques, permettant d’accéder à la mer Rouge et d’emprunter le canal de Suez. Avant l’escalade des tensions dans la région, le détroit de Bab el-Mandeb représentait plus de 10% du commerce mondial.
Depuis l’attaque israélo-américaine visant l’Iran ce week-end, c’est au tour du détroit d’Ormuz d’être sous pression, en plus de Bab el-Mandeb. Entre l’Iran, les Émirats arabes unis et Oman, cette voie commerciale concentre 20% du pétrole commercialisé dans le monde. L’intensification de ces tensions consolide une nouvelle route, passant par le Cap de Bonne-Espérance en Afrique du Sud. Celle-ci pourrait à terme repositionner le Maroc dans le commerce maritime mondial, malgré une hausse mondiale des coûts de fret.
