Détroits sous tension au Moyen-Orient : une opportunité maritime pour le Maroc

La montée des tensions autour des détroits de Bab el-Mandeb et d’Ormuz reconfigure les grandes routes maritimes internationales. En contournant le canal de Suez par le cap de Bonne-Espérance, les armateurs redessinent les flux commerciaux mondiaux. Une situation qui pourrait renforcer le rôle stratégique du Maroc, malgré une hausse des coûts de fret.

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Aujourd’hui, la flotte contrôlée par le Maroc ne compte plus que 17 unités : 6 navires passagers, 6 pétroliers et 5 porte-conteneurs. Crédit: MAP

Depuis l’automne 2023, les routes maritimes autour de la péninsule arabique restent sous tension. C’est notamment le cas du détroit de Bab el-Mandeb, situé entre le Yémen, Djibouti et l’Érythrée. C’est un couloir maritime des plus stratégiques, permettant d’accéder à la mer Rouge et d’emprunter le canal de Suez. Avant l’escalade des tensions dans la région, le détroit de Bab el-Mandeb représentait plus de 10% du commerce mondial.

Depuis l’attaque israélo-américaine visant l’Iran ce week-end, c’est au tour du détroit d’Ormuz d’être sous pression, en plus de Bab el-Mandeb. Entre l’Iran, les Émirats arabes unis et Oman, cette voie commerciale concentre 20% du pétrole commercialisé dans le monde. L’intensification de ces tensions consolide une nouvelle route, passant par le Cap de Bonne-Espérance en Afrique du Sud. Celle-ci pourrait à terme repositionner le Maroc dans le commerce maritime mondial, malgré une hausse mondiale des coûts de fret.

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