Comment l’IA transforme le travail des doctorants marocains

Entre adoption prudente et encadrement défaillant, les doctorants marocains naviguent à tâtons dans l'univers de l'intelligence artificielle. Si l'outil s'impose comme un allié incontournable pour accélérer la recherche, son intégration sans cadre éthique ni formation adaptée fait peser de sérieux risques sur la qualité de la production scientifique nationale, déjà fragilisée par des années de sous-investissement.

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Entre adoption prudente et encadrement défaillant, les doctorants marocains naviguent à tâtons dans l'univers de l'intelligence artificielle. Crédit: Image générée avec l'IA

L’adoption de l’intelligence artificielle (IA) dans la recherche scientifique par les doctorants marocains s’impose désormais comme une réalité incontournable, à l’image d’une tendance mondiale qui traverse l’ensemble des secteurs. Cette technologie, qui reconfigure en profondeur les pratiques de recherche, ne laisse pas le domaine de l’enseignement supérieur à l’écart. Son adoption y réclame néanmoins prudence, vigilance et un sens aigu de l’éthique.

Quelle relation entretiennent les doctorants marocains avec l’IA ? Comment en tirent-ils profit ? Et quelles sont les retombées, positives ou négatives, de cette intégration sur la qualité de leur travail doctoral ? Décryptage avec trois chercheurs.

Une technologie “difficilement évitable”

L’adoption de l’intelligence artificielle dans la recherche scientifique n’est plus un choix. Que ce soit au Maroc ou ailleurs, l’IA s’est imposée comme une tendance mondiale appelée à durer. Il est donc nécessaire de se l’approprier et d’en tirer profit de manière éthique, encadrée et équitable.

“En tant que chercheur, je peux déduire que cette tendance est cohérente avec l’évolution globale de la recherche scientifique”, tranche d’emblée Ayoub Oubibi, doctorant chercheur à l’IAE Paris Sorbonne Business School et consultant en Data et IA. Pour ce lauréat de l’École des sciences de l’information (ESI) de Rabat, “l’IA devient difficilement évitable, surtout pour la revue de la littérature, la rédaction assistée et l’analyse des données”.

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