TelQuel : la Constitution de 2011 garantit l’accès aux soins. Est-ce que cela a réellement transformé la situation ?

Mehdi Lahlou : La Constitution de 2011 a inscrit noir sur blanc l’obligation pour l’État de garantir l’accès aux soins, à la protection sociale et à la couverture médicale. C’est un engagement fort, et il faut le reconnaître.
Mais un texte, aussi important soit-il, ne suffit pas à faire fonctionner un système de santé. Il y a une différence entre proclamer un droit et le rendre effectif. Sur le terrain, l’accès aux soins dépend du nombre de médecins, de la qualité des hôpitaux, de la disponibilité des médicaments. Et c’est là que les difficultés apparaissent.
