Grèves annoncées et colère de l’opposition contre le projet de loi sur l’enseignement supérieur

Le projet de loi 59.24 sur l'enseignement supérieur et la recherche scientifique, adopté en deuxième lecture le 21 janvier par la Chambre des représentants, cristallise la colère des syndicats et de l'opposition. En cause : un processus qu'ils estiment précipité et sans concertation, et des dispositions jugées dangereuses pour l'autonomie universitaire. Des grèves sont prévues début février.

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Azzedine El Midaoui, ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Alors que le projet de loi 59.24 relatif à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique s’apprête à boucler définitivement son parcours législatif, la colère monte dans les universités. Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESup) a annoncé une grève nationale de trois jours, les 3, 4 et 5 février, pour dénoncer un texte qu’il juge dangereux pour l’université publique, sa gouvernance et son principe fondateur de gratuité.

Dans un communiqué, le syndicat dénonce “l’absence de l’approche participative dans l’élaboration du projet de loi, entaché par des irrégularités tant sur le fond que sur la forme”.

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