La polémique est née loin des cénacles diplomatiques et des cercles techniques de la gestion de l’eau. Elle s’est construite, presque exclusivement, dans les colonnes de la presse locale espagnole, principalement dans le Levant espagnol (Murcie, Alicante, Communauté valencienne), où le transfert d’eau Tage-Segura (vaste canal de distribution d’eau de près de 300 kilomètres) constitue un marqueur identitaire autant qu’un enjeu économique. Une partie de cette presse se base sur un paragraphe de la déclaration conjointe signée début décembre à Madrid par les deux pays voisins, pour dénoncer le “financement de transferts d’eau au Maroc”, une “trahison” ou encore une “concurrence déloyale encouragée par Madrid”.
