Le Maroc, bouc émissaire idéal de la crise de l'eau en Espagne

Une partie de la presse locale espagnole affirme que Madrid finance des transferts d'eau au Maroc, s'appuyant sur un paragraphe d'une déclaration conjointe signée en décembre dernier. Une lecture contestée par le cadre juridique espagnol... et par le texte lui-même.

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Le chef du gouvernement Aziz Akhannouch et le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, le 4 décembre 2025 à Madrid lors de la réunion de haut niveau Maroc-Espagne. Crédit: Capture d'écran/La Moncloa/X

La polémique est née loin des cénacles diplomatiques et des cercles techniques de la gestion de l’eau. Elle s’est construite, presque exclusivement, dans les colonnes de la presse locale espagnole, principalement dans le Levant espagnol (Murcie, Alicante, Communauté valencienne), où le transfert d’eau Tage-Segura (vaste canal de distribution d’eau de près de 300 kilomètres) constitue un marqueur identitaire autant qu’un enjeu économique. Une partie de cette presse se base sur un paragraphe de la déclaration conjointe signée début décembre à Madrid par les deux pays voisins, pour dénoncer le “financement de transferts d’eau au Maroc”, une “trahison” ou encore une “concurrence déloyale encouragée par Madrid”.

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