Tout commence dans la nuit du 8 janvier. Sur X, puis dans les colonnes de Sport News Africa, une information circule : la Fédération Royale Marocaine de Football aurait demandé — et obtenu — le remplacement de l’arbitre central égyptien Amin Omar et de l’Algérien Mustapha Ghorbal, prévu à la VAR. À leur place, le Mauritanien Dahane Beida héritera du sifflet. C’est là que le feu prend. Côté camerounais, médias et commentateurs s’indignent : la FRMF aurait fait pression pour imposer un arbitrage arrangeant.
L’accusation ne tient pas, rétorque une source proche de la CAF. « Dahane Beida est l’un des arbitres les plus respectés du continent. Finale de la dernière CAN, finale de la Ligue des Champions africaine, carré arbitral des Jeux Olympiques… Son CV parle pour lui. Il n’y a qu’en Afrique où désigner l’excellence devient suspect. »
Cette même source pointe une autre lecture des événements. La polémique n’aurait pas émergé spontanément : elle serait partie de la Fécafoot, avant d’être reprise et amplifiée par des relais algériens trop heureux d’alimenter la rivalité avec le Maroc. « Un service après-vente de l’intox, au service d’une théorie du complot », tranche-t-elle. Et d’avancer une hypothèse sur les motivations camerounaises : se ménager une excuse en cas de défaite, tout en faisant oublier le bras de fer qui oppose Samuel Eto’o au gouvernement de Yaoundé.
Pour l’heure, le silence domine du côté officiel. La FRMF n’a ni confirmé ni démenti être intervenue. La CAF n’a rien communiqué. Et la Fécafoot, malgré le bruit, n’a déposé aucune réclamation formelle.
Sur le terrain, Lions de l’Atlas et Lions Indomptables régleront leurs comptes autrement.
