À l’approche des législatives de 2026, la question du leadership gouvernemental se pose moins en termes de personnes que de rapports de force partisans. Dans un système où le Chef de gouvernement est constitutionnellement désigné par le roi au sein du parti arrivé en tête du scrutin, l’enjeu se déplace vers la capacité d’une formation à s’imposer électoralement et à incarner une majorité crédible. Dans ce contexte, Fatima Ezzahra El Mansouri s’impose comme l’une des figures centrales du PAM, faisant émerger, pour la première fois dans l’histoire politique marocaine, la perspective d’une femme à la tête de l’Exécutif si son parti venait à s’imposer.
2025 aura confirmé le caractère inédit de l’expérience du PAM : pour la première fois, un parti marocain fonctionne sous une direction collégiale. Un triumvirat conduit par Fatima Ezzahra El Mansouri, aux côtés de Mehdi Bensaid et de Fatima Saadi, cette dernière ayant remplacé Salaheddine Aboulghali à l’automne 2024. Mis en place à l’issue du congrès de février 2024, dans un contexte de crise interne et de défiance persistante à l’égard de la classe politique, ce mode de gouvernance a été assumé comme une solution pragmatique, permettant au parti de préserver ses équilibres internes sans recomposition brutale.
