Une voix éternelle
Cinéma. Le réalisateur égyptien Marwan Hamed signe un portrait monumental consacré à Oum Kalthoum, légende absolue de la chanson arabe. El Sett retrace l’ascension de la fillette du delta du Nil, contrainte de chanter déguisée en garçon, qui deviendra une icône nationale transcendant les frontières et les générations. Avec cet immense pari, le réalisateur de L’Immeuble Yacoubian, présenté à Cannes, et de The Blue Elephant, multiprimé, explore les sacrifices d’une femme qui renonça à l’amour et à la maternité pour faire de sa voix son unique héritage. Mona Zaki, figure majeure du cinéma égyptien, endosse ce rôle redoutable, incarnant une artiste qui défia les conventions d’une société où les femmes étaient réduites au silence. Le film célèbre une destinée exceptionnelle, et une voix qui fait toujours battre le cœur du monde arabe, résonnant bien au-delà de la douleur et des épreuves.
Actuellement en salles.
Le ballon à travers le continent

Exposition. La galerie de l’Institut français de Rabat accueille “Heartbeat of Africa”, une exposition collective qui célèbre les identités africaines à travers le prisme du football. Réunissant 22 artistes venus du Maroc, du Sénégal, du Nigeria, du Ghana, d’Égypte et des diasporas, le projet montre comment le ballon rond est devenu un vecteur de mémoire, d’aspirations et de récits nationaux. Conçue par quatre entrepreneures – Lamia Kleiche, Océane Voltat, Thanya Ockot et Fadhila Chikh –, l’exposition offre un regard contemporain sur un continent où le sport fédère les énergies collectives, et ce, bien au-delà des stades.
Du 20 décembre au 17 janvier à la galerie de l’Institut français, à Rabat.
Le maître du guembri

Concert. Le Meydene de Marrakech accueille Hamid El Kasri pour inaugurer l’année en beauté. Figure incontournable de la scène gnaoua, le maâlem conjugue tradition ancestrale et audaces contemporaines, comme en témoignent ses collaborations avec des univers aussi contrastés que ceux d’Erik Truffaz ou Don Bigg. Sur scène, sa voix puissante fait vibrer un répertoire qui puise dans les trésors du patrimoine marocain, tissant des ponts entre les sonorités du Nord, dont il est originaire, et du Sud. Un voyage au cœur de la musique gnaoua, portée par l’un de ses plus grands interprètes.
Le 2 janvier au Meydene, à Marrakech.
Rire à la mi-temps

Humour. En pleine CAN, l’Institut français de Casablanca propose une pause comique avec “Stand-up Sans Frontières”, une soirée orchestrée par le Picasso Comedy Club. Sept humoristes marocains et francophones se succèdent sur scène pour jouer des sketchs incisifs, où le football aura toute sa place, avec une énergie débridée. De Mounz, MC et figure du stand-up local, à Yassine Malek et son humour social brut, la programmation mise sur la diversité des tons et des univers. Entre deux matchs, l’occasion de recharger les batteries autrement.
Le 7 janvier à l’Institut français de Casablanca.
Champ élargi
Exposition. Loft Art Gallery présente “La peinture à l’exercice de l’art”, une exposition collective commissariée par Fatima-Zahra Lakrissa qui interroge les mutations du médium pictural. Les artistes Walid Ardhaoui, Nassim Azarzar, Mustapha Azeroual, Amina Benbouchta, Khadija El Abyad, Radia Lamrani, Elladj Lincy Deloumeaux et Amina Rezki explorent la peinture au-delà de la toile, convoquant volume, installation, photographie et film. Un second volet de l’exposition sera dévoilé en février lors de la foire 1-54.
Du 27 décembre à mars 2026 à Loft Art Gallery, à Marrakech.
